18 juin 2008
Adieu, ou au revoir ?
Sabotage, terrorisme.... Mon cher Attik, ce sont des mensonges.
Je t'écris très rapidement, et c'est ici le dernier message que tu recevras de moi. Je ne reviendrai pas chez nous. Je ne reviendrai pas dans un monde en guerre, aveuglé par un interdit qu'il vénère. Je ne reviendrai pas dans un monde où l'on ne sent pas les saveurs que l'on peut encore sentir ici, le goût de la vie, et parfois, même, un arrière-goût de liberté venu du passé. Je préfère être ici pour empêcher notre pays de devenir ce qu'il est ; ce faisant, je romps la règle primordiale de la non-intervention sur le passé. Advienne que pourra ! Tu ne comprendras pas, évidemment. Ce revirement semble bien brusque. C'est ainsi, mon long silence n'était pas sans raison. J'ai réfléchi. J'ai changé.
Je ne reviendrai pas. Je suis libéré de l'avenir où tu es.
Si tu veux savoir, néanmoins, ce que je deviens, tu le sauras, d'une façon ou d'une autre. Si tu existes encore dans cet avenir que j'espère changer. Drôle de paradoxe. Mais je tremble, aussi, à l'idée que je suis peut-être en train de tuer mon ami. Et moi-même. J'ai le vertige. Il vaut mieux ne pas trop y penser.
Adieu, Attik.
Ton ami pour toujours, Cik
Commentaires
Et alors, il va falloir qu'on te relance à chaque fois ? Le statut de blogueuse, ça se mérite ! ;-)
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